
Quand je regarde mon parcours, je me définis d'abord par vingt années de bénévolat. Vingt années passées sur les pontons, dans les clubs, en comité de course, en réunion, à organiser, convaincre, accompagner, parfois rassurer. C'est là que j'ai appris ce qu'est réellement la voile : un sport où l'on avance rarement seul.
Aujourd'hui, je préside le Comité Départemental de Voile du Gard, j'exerce les fonctions de secrétaire générale de la Ligue de Voile Occitanie, j’ai intégré le conseil d’administration du CDOS du Gard. Ces responsabilités sont une continuité de cet engagement.
Mais je regarde notre sport avec lucidité : les femmes y sont trop peu nombreuses !
La réponse n'est certainement pas que les femmes ne seraient pas faites pour la voile. Il suffit de regarder celles qui sont aujourd'hui au premier plan.
Violette DORANGE a marqué le dernier Vendée Globe par son âge, mais surtout par sa capacité à prendre sa place dans une course où la concurrence est internationale et exigeante. Samantha DAVIES fait partie depuis longtemps des navigatrices qui ont contribué à changer le regard porté sur la course au large. Et les compétitions comme la WLS, qui se développe en Europe et fait étape en France, notamment à Palavas en septembre 2026, montrent qu'il existe une véritable place pour la performance féminine dans la voile.
Mais nous ne pouvons pas attendre que seules les grandes championnes fassent évoluer notre discipline.
Corinne TOURNASSAT